Poussière de silice : un risque sous-estimé

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La silice cristalline est l’un des contaminants les plus dangereux sur les chantiers, et pourtant encore trop souvent sous-estimée. Présente dans de nombreux matériaux comme le béton, la brique ou la pierre, elle peut se transformer en poussière fine lorsqu’on coupe, perce ou meule ces matériaux ou même lors du balayage des planchers. Sans méthode de contrôle et EPI conformes, elle peut pénétrer profondément dans les poumons, sa seule présence représente un danger, c'est-à-dire une source potentielle de dommage.​ 

 Depuis la réduction de moitié (de 100 à 50 microgramme /m³)de la valeur d’exposition admissible, des mesures de prévention plus rigoureuses comme le contrôle obligatoire des poussières à la source, l’utilisation obligatoire de protection respiratoire adéquate, et une supervision renforcée doivent être appliqués. ​ 

La réglementation 

Le danger de l'exposition aux poussières de silice est l'une des cibles Tolérance zéro de la CNESST. La réglementation oblige l'employeur à éliminer à la source ce danger, à fournir aux travailleurs un appareil de protection respiratoire approprié et à s’assurer qu’ils le portent lorsqu'ils effectuent des activités susceptibles d'entraîner l'émission de silice cristalline ( RSST, 2.10.8 du CSTC et 51 de la LSST). 

Pour mieux connaître vos obligations, consultez ces documents :  

La fiche « Tolérance zéro – Silice cristalline » publiée par la CNESST indique clairement que toute non-conformité peut entraîner l’arrêt immédiat des travaux et des poursuites. Être prévoyant peut donc être rentable! 

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